SG souffre de son exposition aux produits dérivés de crédits

Le titre Société Générale est en baisse importante ce lundi matin à Euronext, les investisseurs s’inquiétant de l’exposition de la banque aux dérivés de crédit après un communiqué officiel de la banque.  L’action Société Générale perdait 3.15% à 36,71 euros, dans un marché en nette baisse de 1,43% (16h29 à Paris GMT+1). Tout le secteur bancaire est en baisse avec BNP Paribas, Crédit Agricole et Dexia qui perdent en moyenne 2%. La Société Générale a annoncé lundi dans un communiqué que son résultat net pour le deuxième trimestre « devrait être légèrement bénéficiaire ». « Ce que les marchés retiennent c’est l’exposition sur les CDS (dérivés de crédit, ndlr) », explique Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities. Le groupe devrait annoncer un négatif comptable estimé de 1,35 milliard d’euros sur des instruments de couverture dits CDS (credit default swaps). « La banque est contrainte à provisionner des CDS, ce qui signifie que ce type de problème n’est pas résolu », souligne M. Marçais.

Les CDO (Collateralised debt obligation)

Un CDO (pour collateralized debt obligation, en français, « obligation adossée à des actifs ») est une structure de titrisation d’actifs financiers de nature diverse.

Son fonctionnement
Les CDO sont des organisations créées sur mesure par les banques à destination d’investisseurs. Ils sont peu échangés sur le marché secondaire.

Un CDO réunit d’habitude des titres issus de 120 à 250 actifs (asset-backed security (ABS), CDO (on parle alors de CDO²), ou tout simplement des obligations) différents pour un montant compris entre 1 et 2 milliards de dollars.

Ce qu’on appelle titrisation c’est le mécanisme de gestion qui a comme but de créer une société ad hoc, que l’on appelle SPV (special purpose vehicle), etqui va  acheter un ensemble de créances peu liquides (par exemple un portefeuille de prêts immobiliers offert par une banque à ses clients). Ce portefeuilleva représenter l’actif du SPV, émettre d’autres créances de « format»  plus adapté à des fournisseurs. Ces créances émises constituent le passif du SPV et capturent la totalité du risque de crédit du portefeuille qui se trouve à l’actif.
La titrisation est bien avantageuse pour les banques parce qu’elle leur permet de céder leur excès de risque de crédit à des investisseurs, de la même façon que les particuliers cèdent le risque de sinistre aux sociétés d’assurances. La banque créé ainsi le SPV qui achète des créances qu’elle détient passivement à son bilan, et les « repackage»  pour en faire des titres qui seront ensuite vendus aux investisseurs.
De nos jours, la titrisation se fait principalement de manière synthétique, c’est-à-dire par le biais de dérivés de crédit, ce qui implique que le SPV rentre directement dans des contrats Credit Default Swap CDS (plutôt que d’acheter des obligations), et investit dans un collateral (typiquement, une obligationnotée AAA qui présente donc un risque de défaut faible) qui assure le paiement du taux Libor.
Ces titres émis par le SPV sont des obligations « collatéralisées»  (c’est-à-dire assurées) par les créances à l’actif du SPV. Chacun de ces titres est doncune Collateralized Debt Obligation. En général, ces titres vont exposer les investisseurs à différentes parties du risque total du portefeuille de créances,on parle alors de tranches de CDO.
Les parties de CDO sont divisées en trois branches selon le degré de risque pris par l’investisseur :
Les branches equity sont les plus délicates. Elles sont généralement achetées par un hedge fund ou le gérant du CDO. Elles sont les premières soumises à supporter le risque.
Les branches mezzanine sont intermédiaires. Elles sont d’habitude achetées par des gérants d’actifs ou des investisseurs en compte propre.
Les branches senior ou super-senior sont les moins risquées. Elles sont en général notées AAA par les agences de notation et sont généralement achetées pardes assureurs monoline (rehausseurs de crédit).

Le contrat d’une partie de CDO comporte :
- un portefeuille de noms (i.e. émetteurs de dette),
- un point d’attachement (strike bas)
- un point de détachement (strike haut)
- un spread contractuel
- une date de maturité

Les risques
Les CDO, contenant une part de crédit à risques (subprime), ont été les actifs les plus touchés pendant la crise des subprimes de 2007. Un dirigeant debanque juge ainsi que les « CDO d’ABS sont un concentré de toxiques sur le subprime qui peut s’avérer très dangereux lorsque toutes les parties font défaut,ce qui est le cas aujourd’hui »

Les « credit default swap »

Les dérivés sur événement de crédit ou en anglais Credit Default Swaps (CDS) sont des contrats financiers de protection, entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur de protection verse une prime ex ante annuelle calculée sur le montant notionnel de l’actif (souvent dit de référence ou sous-jacent), au vendeurde protection qui promet de compenser ex-post les pertes de l’actif de référence en cas d’événement de crédit précisé dans le contrat. C’est donc, sur le plan des flux financiers, comme un contrat d’assurance.

Il s’agit d’une transaction non-financée : sans obligation de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction, le vendeur de protection reçoit des primes périodiques et augmente ses possessions sans avoir investi en capital si aucun événement de crédit n’a lieu jusqu’à maturité du contrat. Dans le cas contraire, situation plus ou moins probable mais très coûteuse, il est contraint de faire un paiement contingent, donc de fournir des fonds ex post. Ils’agit donc d’une exposition hors-bilan.

Le T.E.G.

C’est le taux qui  représente  le coût réel pour le client usager; il rassemble les coûts associés obligatoires contractuellement, à savoir frais de dossiers, commissions diverses, coût de garanties particulières. Dans la vie courante, beaucoup d’éléments sont présentés de manière facultative (exemple des assurances) et ne sont donc pas intégrés dans le TEG. Il faut par ailleurs faire la difference etre coûts accessoires liés à des services (maintenance par exemple pour un crédit automobile) et coûts accessoires d’assurance. La pratique actuelle est de trouver des produits et des solutions de financement s’apparentant à des locations et ne relevant pas de l’obligation de produire le TEG contractuellement. Il y a en ce domaine un démarche à faire pour que les spécialistes produisent un niveau d’information suffisant et clair. En 1998, la commission européenne a adopté par sa directive n°7 la définition suivante du calcul du TEG, conforme à la mathématique actuarielle : le TEG est tel que la somme algébrique des flux actualisés entrant(+) et sortant(-) est nulle à une date quelconque. Le TEG est le taux annuel, base 365 par convention, équivalent du taux journalier i d’actualisation : (1+TEG) = (1+i)**365. Le flux actualisé FA d’un flux F0 est tel que FA = F0 * (1+i)**N où N est le nombre de jours réels séparant la date de l’échange FA de la date de l’échange F0. On choisit généralement comme date de référence la date la plus élevée des flux. La République française a adopté cette directive dans la loi 2002-927. Il est tout à fait aisé de calculer le TEG d’un crédit avec l’aide d’un tableur.

définition du crédit

Le crédit englobe les diverses activités de prêt d’argent, que ce soit sous la forme de contrats de prêts bancaires ou de délais de paiement d’un fournisseur à un client. Pour faire face  demandes de crédit, une Institution bancaire ou financière peut soit utiliser sa réserve dont elle dispose ou s’emprunter à sontour sur le marché monétaire, soit créer le montant emprunté par le mécanisme de création monétaire. Le crédit est généralement porteur d’un intérêt que doitpayer le débiteur (le bénéficiaire du crédit, appelé aussi emprunteur) au créditeur (celui qui accorde le crédit, appelé aussi prêteur).

 L’accord de crédit
L’accord de crédit est une activité qui repose sur la confiance que le prêteur accorde à l’emprunteur de qui il attend le remboursement du prêt. De manièregénérale, plus le prêteur aura confiance dans l’emprunteur, plus il lui prêtera une somme importante avec un faible taux d’intérêt. Inversement, moinsl’emprunteur aura de crédit aux yeux du prêteur, plus celui-ci sera frileux, exigera des garanties importantes et prêtera l’argent à un taux d’intérêt élevé.Des méthodes automatisées d’évaluation des risques-clients (credit scoring en anglais), consistant à attribuer une note chiffrée à la capacité deremboursement d’un crédits)emprunteur à partir de diverses informations (revenus, endettement…) sont utilisées pour faciliter l’analyse pour les opérationsde crédit les plus simples (crédit à la consommation, carte de crédit…)

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